Rédigé par
Chloé Sarda

Publié le 3 oct. 2024.
Mis à jour le 25 nov. 2024.

Le diagnostic technique global (DTG) a été mis en place le 1er janvier 2017 par l’article 58 de la loi Alur du 24 mars 2014. Il est réglementé par l’article 731-1 du Code de la construction et de l’habitat.

Ce rapport peut être obligatoire ou non selon la situation de l’immeuble, comme l’audit énergétique. Il permet d’établir une photographie de l’état des forces et faiblesses de la copropriété. L’objectif étant d’anticiper les travaux potentiels au lieu de les subir. Focus sur la réglementation applicable.

L'utilité de la réalisation d'un diagnostic technique global en copropriété

Le diagnostic technique global (DTG) offre une vue détaillée de l’état de l’immeuble et de ses éléments d’équipement communs. Il permet notamment :

  • d’identifier les travaux nécessaires pour améliorer le confort et la sécurité des copropriétaires ;
  • de faciliter l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux (PPT) ;
  • d’anticiper les dépenses ;
  • d’établir un plan de financement adéquat ;
  • de rassurer les futurs acquéreurs d’un lot de copropriété sur la qualité de l’immeuble.

Son contenu est présenté au cours de la première assemblée générale des copropriétaires (AG) organisée après son établissement ou sa révision.

Les immeubles en copropriété concernés par le DTG

Selon les cas, la réalisation d’un diagnostic technique obligatoire peut être facultative ou obligatoire.

Cas général

L’AG des copropriétaires peut décider, à la majorité simple, d’effectuer un DTG. Il s’agit d’une démarche volontaire puisqu’aucune obligation légale ne l’y contraint. Si un diagnostic technique global a été effectué et conclut à l’absence de travaux nécessaires sur les 10 ans à venir, le syndicat de copropriétaires n’est pas tenu de mettre en place un plan pluriannuel de travaux (PPT). Ce document comprend notamment la liste des travaux prescrits, une estimation de leur coût et une proposition d’échéancier.

Mise en copropriété d'un immeuble

Depuis 2017, la loi impose la réalisation d’un diagnostic technique global (DTG) pour tout immeuble de 10 ans ou plus mis en copropriété, partiellement ou totalement à usage d’habitation. Cette obligation concerne notamment les immeubles récemment divisés en plusieurs lots privatifs et communs. Les parties privatives appartiennent exclusivement à chacun des copropriétaires. Parmi elles, nous retrouvons les fenêtres, les portes, les volets roulants ou battants et les revêtements de sol. À l’inverse, les parties communes comme les cours, ascenseurs ou façades sont partagées entre eux.

Copropriété insalubre ou en péril

L’administration peut solliciter auprès du syndic la présentation du DTG si l’immeuble présente des désordres. Elle peut ainsi contrôler l’état de bon fonctionnement, d’entretien et de sécurité des parties communes de la copropriété.

Le professionnel en charge de la réalisation du diagnostic technique global

La réalisation d’un diagnostic technique global (DTG) exige des compétences et des garanties spécifiques. Cette mission est donc confiée à un professionnel qualifié, comme un bureau d’études, un architecte ou un thermicien. Il est tenu d’attester sur l’honneur de son impartialité et son indépendance vis-à-vis du syndic, des fournisseurs d’électricité, gaz et des intervenants sur l’immeuble. Ce professionnel doit également être titulaire d’une assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP), précisant les compétences couvertes.

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Les compétences requises pour effectuer un DTG dans les règles de l'art

Comme le stipule l’article D731-1 du Code de la construction et de l’habitation, le professionnel doit posséder une maîtrise approfondie des domaines suivants :

  • les techniques de construction traditionnelles et contemporaines ;
  • les types de bâtiments, les matériaux de construction mis en œuvre, les équipements techniques ;
  • les principales pathologies du bâtiment et de ses éléments d’équipement communs ;
  • la performance énergétique et thermique, et les possibilités pour l’améliorer ;
  • les termes techniques et juridiques du bâtiment ;
  • les réglementations en matière d’habitat et de construction ;
  • la gestion financière des copropriétés ;
  • les équipements requis au bon déroulement du diagnostic technique global.

Conformément à l’article D731-2 de ce même code, le tiers chargé de réaliser le DTG est tenu de justifier au syndicat des copropriétaires qu’il détient les compétences précitées. Dans le cas où un conseil syndical existe, il doit également lui démontrer son expertise. S’il en possède, le professionnel peut produire des références de prestations similaires déjà accomplies.

Les conditions de diplôme pour réaliser un diagnostic technique global

L’article D731-2 du Code de la construction et de l’habitation impose au bureau d’études, à l’architecte ou au thermicien de présenter la copie d’un diplôme en techniques du bâtiment. Ce dernier doit sanctionner une formation de l’enseignement postsecondaire dispensée au sein d’une université ou d’un établissement d’enseignement supérieur. Sa durée minimale est de trois ans à temps plein ou une durée équivalente à temps partiel. Le tiers en charge du DTG peut également présenter un titre professionnel ou une preuve d’inscription au tableau d’un ordre professionnel bénéficiant d’une reconnaissance dans l’immobilier.

Le contenu détaillé des diagnostics techniques globaux ou DTG dans les copropriétés

Le diagnostic technique global de la copropriété comporte différentes informations, conformément à l’article L731-1. du Code de la construction et de l’habitation.

Analyse de l'état visible des parties et des équipements communs de l'immeuble

Cette partie du DTG comporte un diagnostic de l’architecture et des équipements communs. Un volet thermique est intégré pour chaque poste faisant l’objet d’un audit. Parmi eux, la toiture, les façades, les caves, les réseaux d’énergie ou encore la ventilation.

Carousel PAC air/eau classe énergétique A+++

État de la situation du syndicat des copropriétaires compte tenu de ses obligations légales et réglementaires

Ici, l’objectif est de recenser les différentes obligations au titre de la construction et de l’habitation. Ensuite, le professionnel en charge du DTG vérifie si le syndicat des copropriétaires les respecte. Pour ce faire, il analyse les documents communiqués par ses soins. Au besoin, il peut proposer des tableaux de bord de gestion technique.

Analyse des optimisations possibles de la gestion technique et patrimoniale de l'immeuble

Le bureau d’études, l’architecte ou le thermicien analyse le règlement de copropriété. Il s’intéresse notamment aux parties communes, privatives et aux clés de répartition des charges. Le professionnel du bâtiment peut également être amené à étudier la situation financière de la copropriété. Par exemple, les impayés de charges ou encore le montant du fonds de travaux.

Diagnostic de performance énergétique (DPE) de l'immeuble en copropriété

Il doit être réalisé dans le respect des dispositions prévues aux articles L126-28 ou L126-31 du Code de la construction et de l’habitation. Le diagnostic de performance énergétique ou DPE précise notamment :

  • la quantité d’énergie effectivement consommée ou estimée ;
  • les émissions de gaz à effet de serre (GES) rejetées dans l’atmosphère ;
  • les conditions d’aération et de ventilation ;
  • des recommandations visant à l’amélioration des performances énergétiques ;
  • le montant théorique des travaux préconisés dans le cadre de la rénovation du bâtiment.

Évaluation sommaire du budget des travaux nécessaires dans les 10 années à venir

Dans cette partie, le bureau d’études, l’architecte ou le thermicien liste les travaux qui peuvent être réalisés. Ils servent soit à conserver l’immeuble, soit à préserver la santé et la sécurité des occupants, soit à réaliser des économies d’énergie. L’évaluation du coût des travaux peut être complétée par une simulation des aides financières mobilisables. Par exemple, MaPrimeRénov’ Copropriété ou encore le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Les modalités de contrôle du diagnostic technique global par les autorités compétentes

Le maire, le préfet ou le président d’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) a la possibilité de
demander au syndic de produire le diagnostic, quand il le souhaite. Cette requête vise à examiner l’état des parties communes touchées par des désordres. Si le syndic de copropriétaires ne communique pas le DTG dans un délai d’un mois, les autorités administratives peuvent mandater un professionnel pour l’effectuer, à sa place et à ses frais.

La réalisation d’un diagnostic technique global est réglementée par le Code de la construction et de l’habitation. Il précise notamment les immeubles concernés, les compétences et les conditions de diplôme pour pouvoir mener l’étude. Rédigé par un bureau d’études, un architecte ou un thermicien, le rapport final offre un panorama complet de la situation de l’immeuble et sa performance énergétique.

Envie d’en savoir plus sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) ? Consultez notre article sur le sujet :

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Chloé Sarda, Chef de Projet ENR, Direction Technique Proxiserve
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Plus de 10 ans d’expérience en management de projets chez différents acteurs de l’énergie et du service à l’habitat. Après plusieurs années de responsabilité d’un centre de profit régional, elle s’occupe actuellement du développement de l’activité Pompes à Chaleur chez Proxiserve.

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